L'équipe du 16-02-2017


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daniel
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Date du message : jeudi 16 février 2017 à 15h41


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daniel
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Date du message : jeudi 16 février 2017 à 15h41


L'article complet:

Il y a dix ans encore, le club isérois jouait les premiers rôles en Top 14. Aujourd'hui, miné par des problèmes financiers récurrents, Bourgoin est dernier de Pro D 2.

Certains signes ne trompent pas. Ville de passage, Bourgoin n'hésitait pas, il y a une dizaine d'années encore, à afficher à l'entrée de la commune sa fierté de citadelle du rugby. Un immense ballon métallique ciel et grenat trônait sur un rond-point à la sortie de l'autoroute. Aujourd'hui il a été remplacé par le blason de la ville. Signe que cette ville de 27 000 habitants, coincée entre Lyon et Grenoble, ne souhaite plus être résumée au seul Club Sportif Bourgoin-Jallieu aujourd'hui lanterne rouge du Championnat de Pro D 2.

À quelques kilomètres de là, dans le centre-ville, le stade Pierre-Rajon n'a pas changé. Le temps semble s'être figé, à l'image des gradins démontables, vestiges des Jeux Olympiques d'Albertville (1992), qui composent la « grande » tribune de Rajon. À l'entrée, un « mur des légendes » vient rappeler que le club fut longtemps l'un des principaux fournisseurs du quinze de France (26 internationaux, de Jacky Bouquet au dernier Xavier Mignot lors de la dernière tournée en Argentine, en passant par Julien Bonnaire,Stéphane Glas, Sébastien Chabal, Lionel Nallet, Olivier Milloud, tous formés dans le Nord-Isère). Quelques mètres plus loin, les photographies panoramiques des équipes qui ont marqué le CSBJ veillent sur le terrain annexe. Parmi elles, celle de 1997 et ses trois finales (Championnat, Coupe de France, Conférence européenne).

«C'est un groupe qui n'a vécu que des saisons à histoires»

Vingt ans plus tard, la « Berjallie » a la gueule de bois. Autrefois club phare de la région Rhône-Alpes (finaliste du Championnat en 1997, demi-finaliste en 1995, 1999, 2004 et 2005), le CSBJ est aujourd'hui en survie dans le monde professionnel. En cet après-midi de janvier, quelques fidèles supporters assistent résignés à la séance d'entraînement. « Faut pas rêver, il y a des grosses équipes en Fédérale 1. Si on joue contre Massy ou Bourg-en-Bresse aujourd'hui, on prend trente pions », râle Jean-Claude, soixante-treize ans, qui suit son club de coeur depuis plus de cinq décennies. Bourgoin venait alors d'encaisser une correction à Colomiers (42-5). Un mois et demi, et quatre défaites plus tard - dont la dernière à domicile contre Perpignan vendredi dernier devant seulement 2 800 personnes (12-26) -, le CSBJ est toujours englué à la dernière place du classement à quinze points du premier non-relégable, Vannes. Les six défaites à la maison contrastent avec les 46 matches d'invincibilité à Rajon entre 2002 et 2006. Difficile pour les irréductibles d'accepter la situation. « C'est bien triste d'en arriver là, nos joueurs sont des enfants gâtés, il y en a vingt-cinq qui s'en foutent et dix qui n'ont pas le niveau », juge sans concession André, soixante-dix-sept ans.
Mais comment ne pas trouver des circonstances atténuantes aux Ciel et Grenat dans un club rongé, depuis le départ en 2009 de Pierre Martinet, son président mécène, par les querelles internes et les problèmes administratifs ou financiers. Baisse des salaires de 17 % en 2009, retrait de cinq points en 2011, par la DNACG, gendarme financier du rugby pour « manquements sérieux aux règles de contrôle de gestion et de comptabilisation sur les comptes des saisons écoulées », dépôt de bilan en 2012, nouveau retrait de quatre points en 2014. « C'est un groupe qui n'a vécu que des saisons à histoires, reconnaît l'entraîneur des trois-quarts, Alexandre Péclier. Aujourd'hui, les joueurs ont du mal à prendre du plaisir dans ce qu'ils font. » Dernier épisode d'une série qui entame sa huitième saison : le 26 décembre, la DNACG a infligé un retrait de huit points aux Nord-Isérois, pour mauvaise gestion de budget.
Une sanction de plus pour le club rétrogradé financièrement en Fédérale 1 à l'été 2012 - à l'époque, les joueurs avaient enflammé un bûcher à Pierre-Rajon, excédés par le flou qui régnait autour du club - puis à nouveau en mai dernier, avant d'être repêché en partie grâce à l'effort financier concédé par les joueurs (don de leur plan épargne-entreprise pour une somme totale de 300 000 euros) et aux promesses pécuniaires faites par le président Pierre-André Hafner. « Avant on était atypiques par notre stade, notre côté petit club avec un énorme centre de formation. Maintenant, on est atypiques sur d'autres choses. On a toujours des soucis avec la DNACG... », ironise l'ancien buteur devenu technicien.

« La situation n'est pas simple à vivre tous les jours, on la subit », souffle le capitaine Léandre Cotte. « Ici, c'est récurrent. On essaye de minimiser la gravité de la chose pour se concentrer sur le sportif, mais ce n'est pas toujours simple, poursuit le troisième-ligne. Certains joueurs ont vécu plusieurs fois ce genre de situations et ils se posent mille questions. Dans l'inconscient, ça marque. » L'arrivée de Richard McClintock (ancien sélectionneur de la Belgique et entraîneur de Saint-Étienne), en lieu et place du manager Camille Levast, et l'éviction des entraîneurs Serge Laïrle et Florian Ninard au profit de Laurent Pakihivatau et Arnaud Vercruysse, début novembre, n'aura donc pas produit l'électrochoc escompté sur le plan des résultats. Le sportif qui a longtemps porté le club et servi de cache-misère à l'extra-sportif n'y parvient plus.
Pourtant, les Berjalliens refusent de tomber dans le fatalisme. À l'image du vétéran Jeff Coux (trente-six ans), près de quinze saisons passées au club isérois. « On ne veut pas de pitié ni de compassion. Ça ne sert à rien de regarder en arrière. On ne peut plus revenir sur le passé. Le club existera toujours, quoi qu'il arrive. En coulisses, depuis l'arrivée de Richard (McClintock), il y a plein de projets qui se mettent en place. Beaucoup de communication. Ce n'est pas ce qui va tout arranger, mais au moins le club essaye de jouer la transparence. » Bourgoin, qui a fait appel de la sanction de retrait de huit points, attend toujours son passage devant la DNACG. Si un éventuel retrait de points peut sembler anecdotique, la décision finale pourrait valoir davantage pour sa symbolique, pour un nouveau manager qui a fait de l'assainissement des finances sa priorité.

Bourgoin va faire appel après son retrait de huit points
McClintock assure qu'un nouveau dirigeant, l'industriel lyonnais André Roibet, va combler le déficit de la saison en cours (entre 200 000 et 500 000 euros, selon nos informations) et amener de nouveaux partenaires, pour ensuite restructurer le club (lire par ailleurs). « Quitte à descendre en Fédérale 1, il faut remettre le club sur de bons rails, stabiliser le budget, recréer du lien entre le secteur pro et l'association, avec les supporters, la mairie. Retrouver une âme », assure Alexandre Péclier. Photos de joueurs déguisés en père Noël au moment des fêtes, vidéos sur les réseaux sociaux, réalisation d'un agenda, préparation d'une Web-série, changement de logo... À l'initiative de son nouveau manager, le CSBJ s'active en tout cas depuis plus de trois mois pour montrer qu'il est toujours en vie. Et Péclier de conclure : « Ce n'est pas mort mais les dernières flammes qui sont en train de résister, il faut les entretenir. Pour ne pas laisser les derniers amoureux de ce club se lasser encore un peu plus. »

Richard McClintock, manager du CSBJ depuis quatre mois, multiplie les initiatives pour redresser le club financièrement.

« Quel état des lieux faites-vous un peu plus de trois mois après votre arrivée au CSBJ ?

J'ai trouvé un groupe fortement traumatisé. Le club était malade et l'équipe 1 n'était que la vitrine de cela avec peu de dirigeants qui l'accompagnaient. La priorité avant le sportif est de redonner une dynamique à ce club.

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daniel
Admin

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Date du message : jeudi 16 février 2017 à 15h42


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De l'extérieur, Bourgoin donne l'image d'un club tricheur qui ne respecte pas les règles...

Je crois que tout le rugby a triché et Bourgoin faisait partie des tricheurs. C'est pour ça que depuis depuis trois mois on sort les "cadavres" . C'est un club mythique mais qui s'est trop reposé sur 1997. Il faut tourner cette page. On le voit rien qu'au niveau des installations sportives vétustes. C'est pour cela que nous avons mis en place un projet sur les dix années à venir. La priorité est de revoir nos infrastructures. À partir de mai, une nouvelle tribune va être construite avec des vestiaires dessous et un réceptif de 600 m2 pour nos partenaires les jours de match, mais également faire vivre le stade toute la semaine avec des séminaires ou des réceptions. Cela est acté par la mairie, la région, le conseil départemental même en cas de descente (coût : 3 millions d'euros). Ensuite, nous souhaitons revenir aux valeurs de ce club en remettant l'accent sur la formation avec l'embauche d'une personne qui sera chargée de faire le lien entre le secteur pro et les équipes jeunes, mais aussi les autres clubs de la région. Nous avons aussi signé une convention avec le LOU pour l'échange de nos joueurs.

Avez-vous les fonds nécessaires pour mettre tout cela en place ?

On s'active depuis trois mois pour cela. Depuis mon arrivée, les partenariats ont augmenté de 30 %. Certes il y a un déficit, mais il n'est pas aussi important que certains veulent le dire. Parfois j'entends parler de 800 000 euros, un million. On est bien loin de tout ça. Pour ce qui est des fonds, un naming va être mis en place sur les tribunes du stade. Un nouveau dirigeant arrive aussi : André Roibet, qui est à la tête de plus de 20 sociétés. Il s'est engagé à boucher le trou pour qu'on reparte enfin sur des bases saines. Ensuite, un gros partenaire devrait nous rejoindre fin mai, mais il veut s'assurer d'être maître des dépenses.

Quel sera le projet du club s'il descend en Fédérale 1 ?

Nous travaillons pour l'année prochaine sur un budget de 3,2 millions d'euros ( contre 4,45 cette saison). On va perdre les droits télé qui seront compensés par la baisse du nombre de contrats : de 44 cette saison à 30. La masse salariale diminuera d'un million d'euros. Nous avons déjà rencontré tous les joueurs. Vingt-cinq vont partir, une dizaine nous rejoindront. Tout cela prouve que Bourgoin n'est pas mort.



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didier 38
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Date du message : jeudi 16 février 2017 à 16h07





didier

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daniel
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Date du message : jeudi 16 février 2017 à 16h57


Merci Didier

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pepo69
Visiteur


Date du message : jeudi 16 février 2017 à 22h07


MERCI DANIEL ET DIDIER POUR CE POINT PRESSE !

pbeker